Ce que l'imprimerie a laissé derrière elle
Deux ans de chantier, quatre personnes, six pierres lithographiques conservées et l'idée que l'on peut dîner et jouer dans un atelier sans le déguiser.
Ce que nous avons gardé
L'atelier avait été fermé douze ans quand nous en avons ouvert la porte. Sous la poussière, les pierres étaient intactes, encore encrées de deux couleurs, et les casses de plomb pleines de caractères classés par corps.
Nous avons choisi de tout garder à sa place plutôt que d'en faire une vitrine. Les pierres portent des plateaux de verre et servent de tables ; les casses tiennent les verres ; la presse à épreuves n'a pas bougé d'un mètre.
Il a fallu percer la verrière, refaire l'électricité et poser un plancher sur le ciment encré de la salle de tirage. Le reste — les murs, les traces, les odeurs de l'atelier — n'a pas été touché.

Cinquante couverts
La capacité de la salle, en deux services.
Cinq tapis
Sous la verrière, dans l'ancienne salle de tirage.
Six pierres
Devenues des tables, avec leur encrage d'origine visible.
Trois choses non négociables
- Le jeu reste un jeu : ni mise, ni gain, ni classement, ni pression d'aucune sorte.
- La cuisine est charentaise ou n'est pas : nous préférons retirer un plat de la carte plutôt que de le faire avec un produit venu de loin.
- L'atelier ferme à 0h30 et pas plus tard : les voisins dorment au-dessus, la rue est étroite et nous tenons à eux.